Le SAV de la course du Grand Prix du Bahreïn 2014

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Le SAV de la course du Grand Prix du Bahreïn 2014
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L’équipe du SAV de la F1 est revenu sur la course du Grand Prix de Bahreïn 2014, remportée par Lewis Hamilton (Mercedes) devant Nico Rosberg (Mercedes) et Sergio Pérez (Force India-Mercedes).

Vainqueur d’un duel qui ne serait pas loin de pouvoir rivaliser avec la fameuse opposition entre Gilles Villeneuve et René Arnoux à Dijon, en 1979, Lewis Hamilton s’impose pour la deuxième fois de suite sur un circuit qui manquait jusque-là à son palmarès, au terme d’une course que le pilote britannique classe comme l’une des plus exigeantes de sa carrière : « Le week-end avait bien commencé et ensuite je semblais perdre mon rythme tandis que Nico trouvait le sien. Je savais que j’avais besoin de prend un bon départ et les choses se sont globalement passées comme je le souhaitais, sauf lorsque la voiture de sécurité est sortie. […] Nous avions des pneus différents. C’était l’une des courses les plus difficiles… Je pense que la dernière fois que j’ai connu une course comme celle-ci, c’était probablement à Indianapolis en 2007, donc il y a très longtemps. Nico a fantastiquement bien piloté. Lorsqu’on est face à son coéquipier, c’est très très dur de prendre la bonne décision quand il s’agit de placer sa voiture, de savoir où freiner, mais c’était chouette. »

Le natif de Stevenage reconnaît même s’être remémoré avec angoisse les joutes qui l’avaient opposé à Rosberg lors de leurs années karting : « Nico et moi n’avons pas connu une telle course depuis le karting. Je repensais aujourd’hui – et j’en parlais justement à Nico – à une course à laquelle nous avions participé il y a plusieurs années. Je ne sais plus l’année exacte mais c’était en karting, notre première course ensemble. Il menait depuis le début et je l’avais dépassé dans le dernier tour pour remporter la course. Aujourd’hui, j’étais sûr qu’il allait me rendre la monnaie de ma pièce : ça m’a traversé l’esprit. »

L’Allemand aurait pourtant bien aimé damer le pion de son coéquipier mais, beau joueur, il a préféré lui bondir dans les bras, heureux d’avoir partagé ce moment d’éternité : « C’était à nouveau une bonne lutte et, malheureusement, ça n’a pas tourné à mon avantage aujourd’hui. Lewis s’est brillamment défendu mais, vous savez, c’était une bagarre énorme sur la piste et c’est pour cela que je suis là, pour me battre comme ça. Je pense que c’est une bonne journée pour la Formule 1 et c’est important face aux récentes critiques. Je pense qu’elles vont moins se faire entendre désormais, ce qui est une très bonne chose. »

Pourtant, Nico Rosberg n’a pu échappé aux doutes de certains journalistes quant à l’équité de traitement entre les deux hommes, notamment suite au changement de stratégie adopté par les hommes de Brackley durant la course : « L’équipe a pris la décision, conformément à ce que nous avions discuté avant la course. Tout s’est déroulé comme prévu afin de me donner la meilleure opportunité d’avoir l’occasion de le dépasser à la fin. […] L’équipe a été aussi réglo qu’on pouvait l’espérer aujourd’hui en nous laissant nous battre. Je ne pense pas qu’il faille apporter plus de preuves que ce qu’on a vu en piste : nous sommes là pour nous battre cette année et il n’y a pas de consignes d’équipes. Nous voulons assurer le spectacle et nous y sommes parvenus aujourd’hui. C’est la chose positive, mais je n’aime pas terminer deuxième. »

Loin derrière les Flèches d’Argent, Sergio Pérez s’est offert la troisième place à bord de sa Force India. Le Mexicain réalise ainsi son premier podium depuis 2012, le deuxième dans l’histoire de l’écurie indienne après celui glâné par Giancarlo Fisichella au Grand Prix de Belgique 2009 : « [Chez McLaren], je n’ai jamais eu l’opportunité de me battre pour le podium. Alors, arriver chez Force India et être en mesure, pour ma troisième course, de me qualifier en quatrième position sur la grille et de me battre pour le podium, c’est une super sensation. La voiture de sécurité m’a vraiment compliqué la tâche. Ça semblait plutôt bien parti avant qu’elle ne sorte et ça a été dur de passer sur les pneus Médiums. La voiture de sécurité est restée longtemps et ça a été dur [de garder les pneus à température, ndlr]. J’ai abordé le premier virage à côté de mon coéquipier : je ne parvenais pas à arrêter la voiture et j’ai bloqué les roues avant. J’ai fait de mon mieux pour garder ma position et j’y suis parvenu, puis la Red Bull [de Ricciardo] remontait très vite sur nous vers la fin. »

Pour sa part, parti treizième, l’Australien de chez Red Bull se félicite d’avoir pu remonter jusqu’au pied du podium, s’offrant, au passage, le scalp de son coéquipier : « Nous devons être fiers de cette quatrième place. Les Force India étaient rapides en ligne droite, alors il m’a fallu quelques tours pour dépasser Hülkenberg. C’était une excellente course : j’ai tout le temps été impliqué dans des bagarres. Personnellement, c’est ce que j’adore et je pense que tous les pilotes s’accorderont à vous dire que s’ils font une course comme celle-ci, avec des bagarres tout du long, c’est de très bonnes sensations. Évidemment, ça aurait chouette de monter sur le podium, mais après la course que j’ai faite, la quatrième place est tout aussi belle. »

Dans le clan Red Bull, Sebastian Vettel se contente lui aussi de la sixième place : « Je ne suis pas le genre de type qui trouve des excuses à tout, même si je suis un compétiteur. Le fait est que nous n’avons simplement pas été assez bons. Si les Mercedes étaient plus lentes dans les lignes droites, alors nous pourrions évidemment rapidement combler notre retard, mais pour le moment, ils ont une très bonne voiture, nous le savons, alors beaucoup de travail nous attend. »

Lointain dixième, juste derrière son coéquipier, Kimi Räikkönen reconnaît lui aussi la supériorité incontestée de ses rivaux doté du V6 allemand : « Les voitures à moteur Mercedes semblaient en mesure de nous dépasser très facilement dans les lignes droites : une Force India m’a débordé à la sortie du virage 8 et c’était comme si je roulais dans une autre catégorie. Ça m’a surpris. Certes, il sortait des stands, mais je n’avais fait que quelques tours avec mes pneus. Je suis bien sorti du virage mais il s’est porté à l’intérieur et m’a dépassé. Et puis au virage suivant, il avait également beaucoup de traction, donc ce n’est pas qu’une question de moteur. »

Les pilotes de Maranello auraient même pu ne pas figurer dans le Top 10, si seulement les pilotes McLaren avait vu le drapeau à damier. Contraint à l’abandon en toute fin de course suite à un problème d’embrayage, Jenson Button estime en effet que la MP4-29 était la monture la plus véloce… derrière la Mercedes : « La dégradation des pneus était bonne et nous étions dans le rythme. La seule équipe plus rapide que nous, c’était Mercedes : la Force India était de toute évidence compétitive mais je pense que nous aurions pu les battre au final mais nous n’en avons pas eu l’opportunité. »

 

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