Le SAV de la course du Grand Prix de Malaisie 2014

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Le SAV de la course du Grand Prix de Malaisie 2014
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L’équipe du SAV de la F1 est revenue en direct sur la course du Grand Prix de Malaisie 2014 remportée par Lewis Hamilton (Mercedes) devant Nico Rosberg (Mercedes) et Sebastian Vettel (Red Bull).

Ils sont montés sur le podium

Sur les terres de Petronas, sponsor principal de l’écurie Mercedes, Lewis Hamilton s’est offert une victoire nette et sans bavure lors du Grand Prix de Malaisie 2014 après s’être élancé en pole position et sans avoir même pu être menacé par son coéquipier : « Je suis incroyablement heureux. C’est ma première [à Sepang]. Je viens ici depuis huit ans et je m’y impose enfin. J’en suis reconnaissant à toute l’équipe. Ils ont fait un travail fantastique, notamment les gars à l’usine qui travaillent sans relâche pour amener la voiture là où elle est, et évidemment l’emporter pour Petronas… sur ses terres. Faire le doublé, c’est assez spécial. Je n’en ai pas connu beaucoup dans ma carrière et ça n’en rend donc cela que plus spécial. »

Forts de leur domination en ce début de saison, les hommes de Brackley ont en effet signé le premier doublé d’une écurie Mercedes depuis le Grand Prix d’Italie 1955 et la victoire de Juan Manuel Fangio devant Piero Taruffi. Deuxième, Nico Rosberg en profite pour conforter sa place en tête du championnat du monde des pilotes où il devance désormais son coéquipier de 18 points : « En l’état, ça s’annonce plutôt bien mais il reste un long chemin à parcourir. Je n’y pense pas encore [au titre, ndlr], je prends vraiment les courses les unes après les autres, profitant de l’instant présent pour en tirer le maximum et ne rien lâcher. Le meilleur exemple reste aujourd’hui Red Bull. Les derniers essais privés remontent à il y a moins d’un mois, ils étaient nulle part et là [Vettel] était juste derrière moi, en train d’attaquer. »

Loin de la démonstration de force, le pilote allemand a en effet dû surveiller ses rétroviseurs tout du long de la course et ce dès le départ, le quadruple champion du monde en titre faisant preuve d’une défense plutôt musclée : « J’ai pris un bon envol et j’en étais content parce que n’est pas si facile cette année. Les pneus arrière sont plus durs et il y a davantage de couple. C’est donc difficile de bien prendre son envol mais les sensations étaient bonnes, je suis bien parti et puis j’ai cru que Sebastian allait m’envoyer dans le mur mais il s’est arrêté juste à temps : je l’en remercie. Mon cœur s’est arrêté de battre un bref instant mais ça s’est bien passé, ce n’était pas aussi terrible que ça. »

Troisième, le pilote Red Bull retient surtout qu’il a pu mettre l’Allemand sous pression : « A certains moments, il semblait que nous étions plutôt sur leur rythme mais après c’est comme s’il avait trouvé un nouveau rapport de boîte : il s’est envolé. Sur la fin, j’ai essayé de ramener la voiture à la maison. Évidemment, Daniel [Ricciardo] n’y est pas parvenu pour plusieurs raisons [mais] l’un dans l’autre c’est bien de signer un nouveau podium après que Daniel soit monté dessus en Australie. Mais il nous reste du chemin à parcourir : ces gars sont sacrément rapides, toutes mes félicitations à eux. Ils ont bien bossé mais on fait tout pour les rattraper. »

Déclarations en vrac

Fernando Alonso (Ferrari), 4ème : « Pour être honnête, je me suis senti lent toute la course. Je ne me sentais pas assez compétitif. Je n’étais pas suffisamment rapide dans le premier relais pour rivaliser avec les gars de devant et lorsque nous avons passé un autre train de pneus médiums, je n’étais pas satisfait de l’équilibre et des freins : c’était un peu le cauchemar. La différence de performance entre les différents relais s’expliquait juste par la diminution du niveau de carburant : nous étions un peu plus à l’aise avec la voiture mais durant toute la course nous n’étions pas satisfaits. Après les qualifications, je pensais que nous aurions pu rivaliser avec Red Bull, à défaut de rivaliser avec les Mercedes. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. »

Felipe Massa (Williams), 7ème : « J’ai tout entendu [des consignes données par radio, ndlr] mais ce n’était pas clair. Ce que j’ai fait était correct. J’essaie de faire de mon mieux pour l’équipe et c’est la chose la plus importante. Je suis sûr que le résultat n’aurait pas été différent même si j’avais laissé passer Valtteri [Bottas], donc c’est dommage. L’équipe me respecte à 100% et ils me l’ont prouvé après la course, donc je n’ai pas le moindre problème. […] Je m’attends à ce que ce type de situation arrive [uniquement] au moment opportun. J’ai clarifié ma situation. Je n’ai pas de problème et me sens vraiment détendu au sein de l’équipe. »

Rod Nelson, Ingénieur en chef des essais et de la logistique chez Williams, à propos des consignes de course : « Massa n’a pas fait ce que nous aurions préféré qu’il fasse. Son moteur chauffait assez fortement et ça nous inquiétait un peu, alors que Valtteri avait des pneus plus frais que ceux de Jenson [Button]. Nous pensions que c’était une bonne chose de donner l’opportunité à Valtteri de dépasser Jenson. Ensuite, s’il n’y était pas parvenu sous deux ou trois tours, nous aurions rétabli l’ordre des positions et tout le monde aurait été content. Ce n’est pas une grosse affaire, toutes les équipes font cela. Ce ne sont pas des consignes de course mais une décision stratégique reposant sur la performance relative des différentes voitures. »

Romain Grosjean (Lotus), 11ème : « La onzième place est une bonne chose pour les gars à Enstone et sur le circuit, et pour moi aussi. Terminer la course était notre premier objectif et ensuite nous voulions voir où nous en étions avec notre voiture : ce n’est pas encore parfait mais c’est bien d’être là où nous sommes à ce niveau. J’ai perdu beaucoup d’appui à une huitaine de tours de la fin, notamment sur l’arrière de la voiture, ce qui ne m’a pas facilité la tâche alors que je devais défendre ma position. Sans cela, nous aurions pu finir plus haut. J’ai eu une belle bagarre sur la fin [avec Kimi Räikkönen, ndlr]. Je me suis remémoré nos précédentes empoignades pour m’assurer que Kimi ne passe pas. »

Christian Horner, Directeur de l’écurie Red Bull, à propos de la double pénalité infligée à Daniel Ricciardo : « La règle est plutôt claire. Pour avoir relâché la voiture de façon non sécurisée, nous écopons d’un Stop-and-Go de 10 secondes et d’une pénalité de dix places sur la grille de la prochaine course, donc la punition est lourde par rapport à la faute commise. Mais c’est la règle. […] La roue n’était pas correctement fixée. Tout semblait s’être bien déroulé […] mais l’homme au pistolet pneumatique a senti que quelque chose ne s’était pas passé correctement. Il allait vérifier en donnant quels tours supplémentaires, mais le loquet du pistolet est passé en mode reverse et il a en fait dévissé l’écrou. […] Nos mécaniciens sont les plus rapides de la voie des stands et aujourd’hui on a commis un erreur, mais c’est ce qui arrive parfois. »

Quel est, selon vous, le fait marquant du Grand Prix de Malaisie 2014 ?

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